Vous êtes-vous déjà demandés pourquoi vous aviez mal dormi la première nuit passée dans un lieu inconnu ? Et bien la réponse est la suivante : votre cerveau est en « mode survie ». Explications…

« Effet première nuit »

Ce phénomène, qui arrive à l’immense majorité des individus, peut être déclenché dans tous types d’environnements : chez des amis, à l’hôtel, en vacances etc. Théorisé il y a plus de 50 ans, « l’effet première nuit » serait universel et toucherait la quasi-totalité de la population mondiale.

L’étude a porté sur 35 sujets d’âge et de sexe différents. Deux nuits de suite, le sommeil de chacun des sujets a été étudié grâce à du matériel de pointe : IRM, magnétoencéphalographe (technique de mesure des champs magnétiques induits par l’activité électrique des neurones) et électroencéphalographe. Les scientifiques ont alors remarqué une activité relativement importante de l’hémisphère gauche lorsque des sons étaient émis en direction de l’oreille droite (relié à l’hémisphère gauche). A l’inverse lorsque ces mêmes sons étaient émis en direction de l’oreille gauche (relié à l’hémisphère droit), très peu de sujets ont semblé être gênés.

En réitérant l’expérience la nuit suivante, les scientifiques n’ont pas observé ces différences.

Les caractéristiques observés lors de la première nuit sont les suivantes :

  • augmentation des phases de micro-réveil
  • prolongation de la durée d’endormissement
  • diminution du sommeil réparateur

En clair, lorsque vous passez une première nuit dans un lieu que vous ne connaissez pas, l’hémisphère gauche de votre cerveau reste en mode « veille », ou en alerte si vous préférez, prêt à nous réveiller en cas d’éventuel danger.

L’auteure de l’étude, Yaka Susaki, suppose au sujet des hémisphères que : « Il est possible que pour la surveillance, les hémisphères alternent ».

La pression sociale influence votre sommeil

Dans le même thème, des chercheurs américains ont, eux, mis en lumière l’impact de la société sur notre sommeil. Leur étude a porté sur les habitudes de sommeil de plus de 8000 personnes dans 100 pays différents et les données ont récoltées grâce à une application mobile, ces derniers devant rentrer tous les jours leurs horaires de lever, de coucher et la durée de leur exposition au soleil.

Les résultats ont prouvé que ce qu’on appelle l’horloge interne a bel et bien un effet sur l’heure de réveil mais pas sur l’heure du coucher. En effet, ils ont remarqué que l’heure à laquelle nous nous couchons est déterminée par notre environnement social. Par exemple, même si les Hollandais et les Japonais se lèvent relativement à la même heure, il existe en moyenne une différence de 50 minutes de sommeil par nuit. Cela entraîne de grandes disparités au sein qualité de vie et la santé d’une population à l’autre.

Dernier point d’information concernant notre sommeil : sachez qu’à partir de 50 ans, la moyenne d’heures de sommeil parvient enfin à se stabiliser…

Bonne nuit à tous !

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