Une consultation frénétique

L’addiction aux réseaux sociaux est devenue, en quelques années, un phénomène d’ampleur international. Pensez simplement au nombre de fois que vous consultez votre smartphone et au nombre de réseaux sociaux sur lesquels vous possédez un compte. Légèrement inquiétant, n’est-ce pas ? En ce sens, une étude américaine réalisée il y a quelques mois montre que 48% des jeunes (âgés de 18 à 34 ans) consultent leurs smartphones dès le réveil, révélant une forme d’addiction comparable aux personnes fumant une cigarette, eux aussi, dès le réveil.

En moyenne, chaque personne est inscrite à trois réseaux sociaux qu’elle consulte, encore une fois en moyenne, 1h45 par jour. Mais ces chiffres peuvent grimper jusqu’à 4h en Argentine ou aux Philippines par exemple. Mais il ne faudrait pas penser que cette forme d’addiction est l’apanage d’une jeunesse hyper-connectée. En effet, le témoignage du journaliste Guy Birembaum, victime d’un trop-plein de réseaux sociaux, met en exergue la dangerosité à laquelle peuvent être confrontée n’importe quelle personne peu importe son âge.

Peut-on réellement parler d’addiction ?

Il est important de savoir que l’addiction aux réseaux sociaux n’est reconnue par aucun organisme de santé international. Cela s’explique par le fait que les addictions induisent généralement une véritable coupure sociale. Dans les cas des réseaux sociaux, la grande majorité des gens continuent à sortir, aller travailler faire du sport. Cela n’affecte, en tout cas, pas les fonctions vitales du corps.

Cependant, c’est le caractère compulsif des comportements et les conduites qu’il entraîne, comme la consultation exagérée des réseaux sociaux au métro, au bureau, à la maison ou dans n’importe quel endroit muni de réseau, qui rend ce phénomène digne de ce qu’on appelle l’addiction. De plus les scientifiques s’accordent à dire que les réseaux sociaux ont tendance ne sont pas le déclencheur d’une dépression mais ont tendance à induire un comportement dépressif, certains spectateurs pouvant trouver leurs vies personnelles fades par rapport aux vies extraordinaires que semblent vivre certaines personnes.

Système de récompense

Un des éléments déterminant l’addiction aux réseaux sociaux est le système de récompense. En effet, une grande majorité de personnes utilisent les réseaux sociaux pour dévoiler les parties de leurs vies les plus alléchantes afin de développer leur personal branding. Ces personnes obtiennent de la satisfaction et un sentiment de bien-être seulement lorsque leurs publications récoltent un certain nombre de « j’aime », de commentaires ou de partages. Le problème est qu’en général les publications ne représentent pas de manière exacte la vie des utilisateurs. En d’autres termes, ces derniers utilisent les réseaux sociaux pour ne mettre en valeur que les moments les plus glorieux de leur vie.

Ces comportements sont observables principalement chez les jeunes en manque de repère identitaire et désirant accéder à une certaine popularité par des moyens virtuels sachant qu’ils ne peuvent le faire par des moyens réels et physiques. Le problème est que, de manière général les publications ne représentent pas de manière exacte la vie des utilisateurs. En d’autres termes, ces derniers utilisent les réseaux sociaux pour ne mettre en valeur que les moments les plus glorieux de leur vie.

Une vidéo publiée sur la chaine Youtube de Maître Chat résume plutôt bien ce nouveau phénomène d’addiction aux réseaux sociaux:

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